Diffamation sur les réseaux sociaux : preuve et procédure

Les réseaux sociaux ont profondément transformé la circulation de la parole publique. Ils sont aussi devenus l’un des principaux terrains des atteintes à la réputation : commentaires accusateurs, publications imputant des faits précis, partages massifs de contenus mettant en cause une personne identifiée. Ces propos peuvent caractériser une diffamation, infraction de presse au sens de la loi du 29 juillet 1881. Encore faut-il, pour agir efficacement, identifier la qualification exacte des propos, sécuriser la preuve et respecter un formalisme procédural particulièrement strict.

Entretiens professionnels obligatoires : ce qui change en 2026 et les sanctions encourues en cas de manquement

L’entretien professionnel, instauré par la loi du 5 mars 2014, constitue depuis plus de dix ans un pilier de la gestion des compétences en entreprise. La loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025, dite « loi sur l’emploi des seniors », transpose les accords nationaux interprofessionnels et transforme cet outil en entretien de parcours professionnel (EPP). Cette réforme, déjà en vigueur depuis le 26 octobre 2025 et applicable à toutes les entreprises au plus tard le 1er octobre 2026, modifie la périodicité, le contenu et la traçabilité de l’obligation. Elle maintient, par ailleurs, un dispositif de sanctions financières significatif.

Burn-out : peut-il être reconnu comme maladie professionnelle ?

Le syndrome d’épuisement professionnel, communément appelé burn-out, occupe une place croissante dans les contentieux relatifs à la santé au travail. Reconnu par l’Organisation mondiale de la santé depuis 2019 comme un phénomène lié au travail, il ne constitue pas pour autant, en droit français, une maladie professionnelle inscrite dans un tableau. Sa reconnaissance demeure possible, mais elle suit un régime spécifique, plus exigeant tant sur le plan médical que probatoire. La jurisprudence récente vient en rappeler la rigueur.

IA générative au bureau : faut-il rédiger une charte ?

L’IA générative s’est imposée dans les pratiques professionnelles à une vitesse inédite. Rédaction de courriels, résumés de réunions, génération de comptes rendus, traduction, production de code, exploitation de données : ChatGPT, Claude, Copilot, Gemini et leurs équivalents sont aujourd’hui utilisés par une part croissante des salariés, souvent en dehors de tout cadre formalisé. Cette banalisation des usages s’accompagne de risques juridiques significatifs pour l’employeur, dans un contexte réglementaire en pleine structuration. La question de la charte d’utilisation de l’IA, longtemps perçue comme accessoire, devient centrale.